Le principe de l'ACWR
La charge aiguë est celle de la semaine en cours. La charge chronique est la moyenne des semaines précédentes : elle représente ce que l'organisme a eu le temps d'encaisser. Le ratio des deux indique si la charge monte progressivement ou d'un coup.
Les zones classiques viennent des travaux de Tim Gabbett (2016) : entre 0,8 et 1,3, la progression est maîtrisée ; au-dessus de 1,5, le risque de blessure observé augmente nettement.
Quelle charge entrer ?
En force, le tonnage (séries × répétitions × charge) des mouvements principaux est la mesure la plus simple. La charge interne, RPE de séance × durée en minutes, fonctionne aussi et tient compte de la fatigue ressentie.
L'ACWR fait débat dans la recherche : c'est un indicateur d'alerte, pas une prédiction. Il sert surtout à éviter les reprises trop rapides après une coupure ou une blessure, et les semaines de choc mal placées.
Questions fréquentes
Pourquoi la semaine en cours n'est-elle pas dans la charge chronique ?
C'est la version « découplée » du calcul : elle compare la semaine actuelle à ce qui la précède, ce qui évite qu'une grosse semaine se dilue dans sa propre moyenne.
Un ratio sous 0,8 est-il un problème ?
Pendant une décharge ou un affûtage, c'est voulu. Sur la durée, une charge trop basse fait perdre la tolérance à l'entraînement et rend la reprise plus risquée.
CoachForce calcule-t-il l'ACWR automatiquement ?
Oui : l'application suit la charge de chaque athlète à partir de ses retours d'entraînement et affiche la fatigue et la readiness aux coachs.
Comment calculer la charge d'entraînement d'un athlète ?
En force, avec le tonnage des mouvements principaux, ou avec la charge interne : RPE de séance × durée en minutes. Additionnez sur la semaine pour obtenir la charge hebdomadaire.
Quel ACWR est dangereux ?
Au-dessus de 1,5, le risque de blessure observé augmente nettement. Entre 0,8 et 1,3, la progression est considérée comme maîtrisée.
Comment éviter les blessures en augmentant le volume ?
Augmentez la charge par petites étapes, de l'ordre de 10 % par semaine, et suivez la fatigue de l'athlète. L'ACWR aide à repérer les hausses trop brutales.